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Bilan 2011/2012 : L'OL féminin sur le toit de l'Europe !

Auteur d’un triplé historique, l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais a réalisé une saison exceptionnelle sans la moindre défaite, portée par un effectif, un staff et des structures dignes d’un grand club européen. Quand on interrogeait Patrice Lair sur ses ambitions, quelques semaines avant le début de la saison 2011/2012, le coach des féminines répondait : « Je pense qu’on aura du mal à rééditer une saison à 22 victoires [en championnat de France, ndlr], on sera peut-être accrochés, battus. Ce qu’il faut, c’est bien débuter le championnat et se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Ensuite, on essayera d’aller au bout de nos objectifs, avec également la Coupe de France ». Accrochées, les Fenottes l’ont été, en effet, mais seulement quatre fois au cours de la saison : en championnat contre Montpellier (1-1), Paris (0-0) et Juvisy (1-1), en Ligue des champions à Postdam (0-0). Quant aux 33 autres rencontres disputées dans trois compétitions différentes, les joueuses de l’OL les ont tout gagnées, et n’ont donc jamais été battues cette saison.
La Coupe du Monde avait été "usante" 
Une invincibilité nationale et européenne qui impressionne, surtout lorsqu’on sait dans quel état physique les joueuses de Patrice Lair ont débuté la saison. « Lors de la phase aller, nous ressentions encore la fatigue physique et mentale de la Coupe du monde », se souvient Sonia Bompastor, dix Lyonnaises ayant fait le déplacement en Allemagne. Demi-finalistes de la compétition, les Lyonnaises n’ont eu en effet que très peu de temps pour récupérer. Pourtant, elles ont démarré la saison sur les chapeaux de roues : six victoires en autant de matchs disputés, 43 buts marqués et aucun encaissé, les championnes d’Europe débutaient fort. Très fort. Elles prenaient même la tête du championnat dès la première journée, et ne la perdaient le 12 octobre qu’à la faveur d’un match de retard. 
Peu avant Noël, un stage qui portera rapidement ses fruits.
Malgré d’excellents résultats, attestant d’un leadership en Championnat et d’une qualification facile en 8e de finale de Ligue des Champions aux dépends de Cluj (9-0 et 3-0) et du Sparta Prague (6-0 et 6-0), Patrice Lair décidait de redonner du tonus à son groupe lors de la trêve hivernale : juste après Noël, les Rhodaniennes partaient donc vivre un stage intensif et musclé de trois jours dans l’Hérault.
Une entrée fracassante en Coupe de France Début 2012, les olympiennes enchaînent toutes compétitions confondues douze victoires de rang. Parmi ces victoires, elles restent maîtres en D1 en dominant notamment Montpellier (1-0), passent un nouveau tour de Coupe d’Europe face à Brondby (4-0 et 4-0), et font leur entrée en Coupe de France, en écrasant leurs quatre premiers adversaires : Yzeure Allier (6-0) en 32ème, l’ASSE (4-0) en 16ème, Sanne Saint-Romain (7-0) en 8ème et Compiègne (11-1) en quart. Mi-avril, les coéquipières de Lotta Schelin sont donc encore engagées dans leurs trois compétitions. « En début de saison, nous nous sommes fixé l’objectif de réaliser le triplé, témoigne alors, lucide et ambitieuse, Sonia Bompastor, la capitaine. Nous avons retrouvé de la fraîcheur et nous avons désormais à cœur de bien terminer la saison ». 



Épanouie dans cette équipe, elle sent que l’exploit est possible. Qu’il est proche. Il se matérialise d’ailleurs un peu plus lorsqu’en demi-finale aller de Ligue des champions, face aux redoutables Allemandes du Turbine Postdam, champion d’Europe 2010, les Fenottes sortent l’artillerie lourde et flanquent une raclée mémorable à leurs adversaires : 5 buts à 1 ! On se dit alors que personne ne pourra les arrêter cette saison. Tenant le nul au retour contre Postdam (0-0), les Lyonnaises se qualifient pour leur troisième finale consécutive de Ligue des champions, mais également pour la finale de la Coupe de France, en battant facilement Arras (8-0). 
Aux portes de mai, tous les rêves sont permis. 
La triple couronne Le célèbre dicton en mai, fait ce qu’il te plait est suivi à la perfection par les joueuses de l’OL féminin, qui se baladent littéralement sur tous les terrains. Le 13 mai, elles jouent la finale de Coupe de France face à Montpellier et s’imposent grâce à un doublé de leur attaquante vedette, Lotta Schelin (2-1). Quatre jours plus tard, face à Francfort en finale de Ligue des Champions, les Lyonnaises récidivent et gagnent leur deuxième trophée européen consécutif grâce à Eugénie Le Sommer et Camille Abily (2-0). Deux finales et deux trophées remportés grâce à des buteuses d’exception : la Suédoise Lotta Schelin a inscrit pas moins de 38 buts cette saison, quant Eugénie Le Sommer, meilleure buteuse de D1, en inscrivait 37, et Camille Abily 27. Les trois meilleures scoreuses du club cette saison auront sû être décisives en finales. Une particularité qu’explique Eugénie Le Sommer par la continuité du travail effectué par le staff olympien depuis deux saisons : « En termes de jeu, l’OL a progressé par rapport à la saison passée avec encore plus de buts [196 buts inscrits, ndlr] pour un très bon bilan défensif [6 buts encaissés, ndlr]. On a gardé le même effectif et cela se ressent en termes d’automatismes »
L’effectif, justement, sera légèrement remanié d’après Jean-Michel Aulas, qui déclarait, une fois les Rhodaniennes Championnes de France en battant Juvisy (3-0) dans un dernier match à enjeux : « Pour la saison prochaine, il y aura une à deux retouches, aussi bien au niveau des arrivées que des départs ». Louisa Nécib et Laura Georges sont les deux joueuses de l’OL susceptibles de partir, car intéressées par le challenge parisien. Dans le sens des arrivées, le club a en revanche déjà enregistré le renfort d’Elise Bussaglia, milieu de terrain… du PSG. En route vers les JO Une fois cet incroyable triplé réalisé, Bruno Bini, sélectionneur de l’équipe de France féminine, a annoncé la liste des joueuses sélectionnées pour les Jeux olympiques de Londres cet été : sans grande surprise, 11 Lyonnaises figurent parmi les 18 joueuses appelées. Une ossature made in Lyon que le sélectionneur assume pleinement pour affronter dans leur groupe les États-Unis, la Colombie et la Corée du Nord. Pour l’heure, après deux saisons pleines à Lyon, couronnées d’un succès sans précédent, et un Mondial réussi l’été dernier, la majorité des Fenottes s’attèle à Oléron, sur les rives de l’Atlantique, à un stage de récupération. Histoire de refaire le plein d’énergie, avant un tournoi olympique qui s’annonce, lui aussi, passionnant. 
Mikhaël Defoly 
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